Bourdon terrestre sur une fleur
Abeilles et pollinisateurs,  Hyménoptères piqueurs

Abeilles et bourdons : reconnaître et protéger nos pollinisateurs

Pourquoi protéger les abeilles et les bourdons ?

Les abeilles et les bourdons sont les principaux pollinisateurs de nos cultures et de la flore sauvage. On estime que 75 % des cultures alimentaires mondiales dépendent au moins partiellement de la pollinisation par les insectes. Sans eux, pas de fruits, pas de légumes, pas de semences.

Or, les populations de pollinisateurs sont en déclin partout dans le monde : pesticides, perte d’habitats, maladies, et prédation par le frelon asiatique. Apprendre à les reconnaître est la première étape pour les protéger.

L’abeille domestique (Apis mellifera)

C’est l’abeille que tout le monde connaît, celle qui vit en colonies dans des ruches. Elle mesure 11 à 13 mm, a un corps trapu et poilu, de couleur brun-doré avec des bandes plus sombres. En France, on rencontre plusieurs sous-espèces : l’abeille noire (Apis mellifera mellifera), la buckfast, la carnica et d’autres.

L’abeille domestique ne pique qu’en dernier recours car elle en meurt (son dard barbelé reste dans la peau). Elle est rarement agressive loin de la ruche. Pour en savoir plus, consultez la page abeilles sur ALLO FRELONS.

Les abeilles sauvages : une diversité insoupçonnée

La France compte plus de 900 espèces d’abeilles sauvages. La plupart sont solitaires :

  • Osmies (abeilles maçonnes) : petites abeilles rousses ou noires qui nichent dans des tiges creuses ou des trous dans les murs. Excellentes pollinisatrices des arbres fruitiers.
  • Mégachiles (abeilles coupeuses de feuilles) : elles découpent des morceaux de feuilles pour tapisser leur nid. Lisez la page dédiée sur ALLO FRELONS.
  • Andrènes (abeilles des sables) : elles creusent des terriers dans le sol meuble. Souvent confondues avec des guêpes de terre. Découvrez-les sur la page abeilles des sables.
  • Xylocopes (abeilles charpentières) : gros insectes noirs au vol bruyant. Elles creusent des galeries dans le bois tendre. Totalement inoffensives malgré leur taille impressionnante.

Les bourdons : des pollinisateurs essentiels

Les bourdons (genre Bombus) sont des pollinisateurs exceptionnels. Plus gros et plus velus que les abeilles, ils volent par temps plus frais et plus nuageux, et sont capables de polliniser par vibration (buzz pollination), une technique essentielle pour les tomates, les aubergines et les myrtilles.

Les espèces les plus courantes en France :

  • Bourdon terrestre (Bombus terrestris) : le plus commun, cul blanc, bandes jaunes. Lisez tout sur Bombus terrestris.
  • Bourdon des jardins (Bombus hortorum) : langue très longue, spécialiste des fleurs tubulaires.
  • Bourdon des pierres (Bombus lapidarius) : noir avec le cul rouge-orange.
  • Xylocope violet : souvent confondu avec un bourdon, c’est en réalité une abeille charpentière au reflet bleu-violet.

Les bourdons nichent dans des cavités au sol (anciens terriers de rongeurs), sous des tas de feuilles, ou parfois dans des nichoirs à oiseaux. Leurs colonies sont petites (50-200 individus) et ne survivent pas à l’hiver. Pour comprendre si un nid de bourdons pose problème, consultez nid de bourdons sur ALLO FRELONS.

Que faire face à un essaim d’abeilles ?

Un essaim d’abeilles est un phénomène naturel qui se produit au printemps : la moitié d’une colonie quitte la ruche avec l’ancienne reine pour fonder une nouvelle colonie. L’essaim se pose temporairement en grappe sur un support (branche, poteau, mur) le temps que les éclaireuses trouvent un logement définitif.

Un essaim n’est pas dangereux. Les abeilles sont gorgées de miel et peu agressives. Voici quoi faire :

  1. Ne paniquez pas et tenez les enfants et animaux à distance.
  2. N’aspergez pas l’essaim d’eau ou d’insecticide.
  3. Contactez un apiculteur local. La plupart viendront récupérer l’essaim gratuitement. Vous pouvez trouver un apiculteur via ALLO FRELONS ou le syndicat apicole de votre département.
  4. Si l’essaim s’est installé dans un endroit inaccessible (cheminée, mur creux), un professionnel devra intervenir pour l’extraire.

Comment aider les pollinisateurs chez soi

  • Plantez des fleurs mellifères : lavande, thym, romarin, phacélie, trèfle, sauge, bourrache. Variez les espèces pour couvrir toute la saison de mars à octobre.
  • Installez un hôtel à insectes : des tiges creuses (bambou, sureau) et des bûches percées de trous (3 à 10 mm) attirent les abeilles solitaires.
  • Laissez des zones sauvages : un coin de jardin non tondu offre des sites de nidification aux bourdons.
  • Limitez les pesticides : même les insecticides « bio » peuvent tuer les pollinisateurs. Traitez le soir (quand les pollinisateurs ne volent plus) et uniquement en dernier recours.
  • Offrez de l’eau : une coupelle d’eau avec des cailloux (pour qu’ils ne se noient pas) est précieuse en été.

Pour approfondir, consultez protéger les abeilles sur ALLO FRELONS et notre article sur la législation qui encadre la protection des espèces.

En vidéo

Comment reconnaître une abeille ?

La vie secrète du jardin : abeilles et bourdons

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